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Le projet de recherche « Chiropractic Hospital-based Interventions Research Outcome » (CHIRO) a été conçu pour évaluer les résultats des stratégies de gestion de la lombalgie aigues impliquant une intervention chiropratique administrée en milieu hospitalier dans un service de consultations externes.
L’objectif de cet essai (Bishop, Quon et al. 2010, Spine Journal) était de déterminer si des soins conformes aux données de recommandations clinique (RC) incluant des manipulations vertébrales, étaient supérieurs sur le plan fonctionnel au traitement médical conventionnel dirigé par le médecin de la famille.
Les soins du groupe de contrôle incluaient des manipulations chiropratiques, des anti-inflammatoires, des analgésiques de type opioïdes, un programme de marche progressive, des exercices de type Mckensie mais aucun traitement passif.
Les soins dans le groupe de comparaisons dit « Médical conventionnel » étaient administrés par des médecins, physiothérapeute et kinésithérapeutes. Dans ce groupe, 25 % de ces patients ont gardé le repos au lit, 78 % ont pris des antalgiques opiacés, 61% des antiinflammatoire, 61 % ont effectué de la physiothérapie passive et seuls 6% des patients ont reçu des manipulations vertébrales.
Résultats : à 16 semaines, la variation moyenne du score d’évaluation était significativement supérieure dans le groupe chiropratique, avec une amélioration moyenne de 2,66 dans le groupe chiropratique versus 0,14 dans le groupe soins Médical conventionnel. De même, les analyses par mesures répétées concluaient à une amélioration globale moyenne ajustée des scores, plus forte dans le groupe chiropratique que dans le groupe « traitement médical conventionnel ».
En revanche, les différences entre les 2 groupes sur la qualité de la vie (score SF-36) n’étaient pas significatives que ce soit à 8, 16, ou 24 semaines de suivi. Aucun événement indésirable n’a été signalé dans les 2 groupes.
Il s’agit du premier essai contrôlé randomisé comparant un traitement complet fondé sur les recommandations cliniques internationnales incluant des manipulations vertébrales administrées par les chiropraticiens. Un bémol concerne le fait qu’il n’est pas possible de discerner l’action liées aux manipulations vertébrales en tant que telles puisque le traitement était multimodal. La qualité méthodologique de l’essai est de bon niveau.
Lire : http://www.thespinejournalonline.com/article/S1529-9430(10)01114-9/abstract
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